Pourquoi un salarié prend plus de risques au volant ?

in
4688
Pourquoi un salarié prend plus de risques au volant ?

Selon le dernier baromètre Axa Prévention 2017, les conducteurs effectuant des trajets professionnels ont plus de comportements à risque que les autres conducteurs. Utilisation du téléphone, temps de conduite plus long et sans pause, excès de vitesse ;  le tout dans des proportions frôlant les 80%, ce qui est considérable. Etonnant ? Et bien pas vraiment, voire même pas du tout.

Un contexte socio-économique source de stress

Nous vivons dans un contexte qui évolue très vite, où l’immédiateté devient la règle. Vous venez à peine de prendre en main le dernier smartphone que le nouveau est lancé sur le marché et que vous devez tout de suite vous familiariser avec. C’est la même chose avec les logiciels toujours plus rapides, plus performants. Sans y prendre garde, le monde dans lequel nous vivons demande une capacité d’adaptation de plus en plus grande engendrant une source de stress permanent. D’autres facteurs de stress entrent en jeu également comme l’exigence de performance pour atteindre les objectifs, les rendez-vous qui se juxtaposent, les horaires, les ajustements de dernière minute, la circulation… Tous ces facteurs cumulés exposent le salarié à la prise de risque au volant. Et la tendance ne s’inversera pas tant que l’on ne prendra pas en compte cette dimension fondamentale de stress.

Revoir la prévention du risque routier

Tous les jours les entreprises s’adaptent à leur marché et font évoluer leur fonctionnement pour proposer à leurs salariés de meilleures conditions de travail en fonction de leurs contraintes. Aujourd’hui, la dimension du stress s’intègre dans les problématiques métier excepté au niveau du risque routier où tous les outils traditionnels sont des outils basés sur l’apprentissage. Or, la sécurité au volant n’est pas un problème de savoir-faire mais de savoir-être. Si les entreprises veulent voir leur sinistralité baisser elles doivent savoir que les problèmes de conduite ne sont pas liés à des compétences mais au stress et à la gestion des émotions. C’est l’état d’esprit dans lequel se trouve le conducteur qui est un facteur impactant dans le risque d’accident et dans l’éco-conduite. Tant que ces dimensions ne seront pas prises en compte, nous aurons toujours des salariés qui prendront des risques sur la route.

Comment prendre en compte le stress dans la prévention du risque routier ?

 

54321
(0 votes. Average 0 of 5)
Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *